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Rien que de la paille dans la paille

Rien que de la paille dans la paille

« Chez nous, il n'y a que de la paille dans la paille ! » Ce qui semble une évidence au premier abord est, en pratique, une rareté.

La matière première est nettoyée de manière à ce qu'il n'y ait aucun corps étranger dans le produit final. Voici quelques exemples de ce que nous avons déjà « repêché » dans notre paille :

Pas de métaux

Chaque brin de paille passe dans un détecteur de métaux. Il s'agit souvent « seulement » de canettes de bière que, vraisemblablement, un agriculteur assoiffé ou un cycliste ou automobiliste peu soucieux de l'environnement a laissées au bord du champ, sans avoir conscience des conséquences possibles. Lors de la récolte de la paille, ces canettes sont souvent pressées dans les balles et se retrouvent assez fréquemment dans l'étable des vaches ou des chevaux. Les canettes aux bords tranchants, parfois ouvertes, peuvent causer de graves blessures aux animaux s'ils marchent dessus ou – pire – s'ils grignotent la paille. Si l'on cherche sur Internet à ce sujet, on trouve d'innombrables cas tragiques où des animaux en parfaite santé, parfois même gestantes, sont malheureusement morts à cause de métaux dans la paille.

Mais d'autres métaux ne sont pas rares non plus dans les balles de paille : plusieurs fois par an, nous traitons des balles contenant des dents de chargeur frontal cassées. Notre plus grosse trouvaille à ce jour : un bras d'andaineur entier – comment il est passé inaperçu dans la presse nous étonne encore aujourd'hui.

Pas de cadavres

Un autre avantage important est que les objets non métalliques sont eux aussi filtrés chez nous. Par exemple, les cadavres d'animaux pressés (lièvres, souris, rats, chevreuils, martres, …) sont triés de façon entièrement automatique. Quiconque a déjà eu un animal mort dans une balle de paille ou de foin sait à quel point un animal en partie décomposé peut sentir mauvais. Mais de tels cadavres ne sont pas seulement désagréables pour le nez : en se décomposant, ils produisent aussi des toxines qui peuvent souvent être mortelles pour les bovins et d'autres animaux de rente.

Pas de pierres & co.

Outre les objets métalliques et les cadavres d'animaux, notre procédé de filtrage élimine surtout aussi les pierres et les débris de bois. À première vue, ceux-ci ne sont pas très dangereux pour les animaux. Pourtant, les pierres, par exemple, associées à un système de litière, peuvent provoquer des étincelles et des départs de feu. Même si ce danger est plutôt faible, il est au moins plus simple pour l'agriculteur de ne pas avoir à évacuer de grosses pierres lors du curage – et les débris de bois ne sont bien sûr pas non plus souhaités dans une litière de qualité. Notre tri des corps étrangers va même si loin que les plus petits d'entre eux, comme les résidus de céréales, sont éliminés pendant le processus de production.

Comme on le voit, ce n'est de loin pas la règle qu'il n'y ait que de la paille dans la paille – chez nous, si.

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